En matière de pensée-Chronique du 17/05/18 Par Nabil Abderrahmane

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En matière de pensée-Chronique du 17/05/18
Par Nabil Abderrahmane

La critique est parfois une solution bien éthique dans les moments de détresses. Elle fait une évaluation globale de la morale, et de sa valeur. Elle impose cette valeur et procède ainsi à la rectification de l’ensemble de la pensée factice. L’Algérien rêve de tout et de rien, il s’amuse à se faire des fantasmes surprenants la nuit ; et il guette la netteté du jour pour se surprendre entrain de les réaliser.

‘’Quelque part dans le quartier dans un coin ou sur la rive d’une cafétéria en attendant la sortie de Djamila du lycée pour lui en toucher un ou deux mots »

Même en amour l’Algérien reste sensible, il préfère se cacher que plutôt assumer cette noble humanité ! Ceci dit la morale de l’Algérien reste vide, et beaucoup superstitieuse. Peut être négative, il rejette la souffrance de la société sur elle-même ! Il étouffe les regrets sans analyse, ni aucune analogie. Il préfère blâmer les tranches de la société : c’est plus facile pour lui de donner renaissance à sa religion…D’ailleurs elle n’est pas sa religion ! elle est celle de sa mère.

L’Algérien reste le roi qui complète le jeu de la parole… » La fréquence non logique d’une émission non excitée « . L’honneur comble sa fragilité. Il suffit de lui donner un diplôme pour le mettre à terre face à l’orgueil entrain de l’embrasser. Cette dernière phrase est plutôt phare, mais sans vouloir aller loin. Ce diplôme a-t-il sa place dans le monde ? Nous avons un pays, des richesses, des universités, des diplômés. Certainement, mais en aucun cas une invention. Un brevet, une production. Ce n’est pas non plus logique d’exiger un diplôme de fin d’études pour qu’un Algérien (futur citoyen) arrive à se construire une vie, la gagner et la gérer. Or, le ministre de l’enseignement supérieur le fait tellement bien sans baccalauréat, lui et une élite bien chauvine. Ainsi tourne la roue du déshonneur qui fait la joie du citoyen après qu’il ait lu son nom dans la liste communale des bénéficiaires d’un logement Social. Il s’est toujours révolté pour avoir un logement mais jamais pour un bon salaire. Jamais non plus pour des conditions de vie fertiles qui vont lui permettre de bâtir une demeure de rêve tant rêvé par le citoyen occidental. Le citoyen algérien préfère plutôt s’abstenir à la limite d’une cellule médiocre.

Tu peux aussi achever le pauvre citoyen algérien avec une annonce -coffin de ramadan- De loin il ne refuse pas l’apologie de la misère infligée à son sort. Sans la politique jugée abusée il n’y aura point de pauvreté. Faut-il s’investir sérieusement dans la charité ? Ou bien faut-il éradiquer la faiblesse qui occupe la stratégie des postes et qui fait d’un Algérien un citoyen banni, privé de la vie ?
-L’Algérien reste vide dans l’ensemble, il s’investit à fond dans la rumeur, il préfère la pagaille que le luxe de la pensée. Manger est une priorité, mais penser est un devoir. Il rejette l’idéologie de la faiblesse intellectuelle de l’Algérien lui-même. En matière de penser : « il a été le premier à voir donner sa voix à l’islamisme en espérant que cette dernière fera son bonheur ». Mais hélas aucune idéologie ne peut faire un miracle pour notre société sauf si elle est née algérienne et non étrangère. Sans religion ni arabité. Elle peut réussir, si elle ne se fait pas passer par une arabité qui fait l’apologie de l’islamisme ! Si elle est ainsi, elle y demeurera dans la poubelle des idées glacés. Et le citoyen de sa part fera la queue pour un coffin transporté par un camion d’ordures. Souvent réprimé par un policier qui a moins de sept années que lui et toujours gouverné par une pensée plus basse que la sienne.
NA

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