Congrès extraordinaire du FFS – Cherifi et Laskri reconduits Balloul out Le consensus vole en éclats !

Dans un climat très tendu, le FFS a tenu, hier, son congrès extraordinaire à la mutuelle de l’UGTA à Zeralda.

Comme c’était prévisible, «le deal» contracté lors du conseil national extraordinaire, qui a tranché l’option du congrès extraordinaire conformément aux statuts, n’a pas été respecté. Au lieu de compléter la liste proposée par le conseil national, qui comprenait déjà Laskri, Baloul et Cherifi, les congressistes ont eu à choisir entre deux nouvelles listes. Il y avait, en effet, d’un côté «la liste des jeunes», comme elle était qualifiée par une frange des militants, représentée par les deux P/APW de Tizi-Ouzou et de Béjaïa, à savoir respectivement Youcef Aouchiche et Mehenni Haddadou, en plus des membres du comité d’éthique, à savoir Nebbou, le député de Bouira Djamel Baloul, et Karima Bendjebari. Et de l’autre côté, la liste menée par Ali Laskri composée de Mme Hayet Tayati, Chioukh, Brahimi Meziani, en plus de Mohand-Amokrane Cherifi qui a visiblement rallié le clan Laskri. D’après des sources à l’intérieur du parti, le premier à avoir rompu le deal serait Ali Laskri, malgré les tentatives de médiation et les multiples rencontres entre le trio Cherifi, Laskri et Baloul, pour tenter de maintenir la liste primaire consensuelle établie lors du conseil national extraordinaire. Un deal qui tenait à cœur même à Djugurtha Ait Ahmed, le fils de feu Hocine Ait Ahmed qui a lui-même, d’après toujours des informations ébruitées, chapeauté plusieurs rencontres à Paris entre les protagonistes. Une démarche qu’il a, d’ailleurs, tenu à conforter par un message adressé aux congressistes à la veille du congrès qu’il a titré «Le consensus, ADN du FFS». Il s’est clairement prononcé en faveur de la liste consensuelle et du respect du deal contracté. «Comme la collégialité, la culture du consensus doit faire partie de l’ADN du FFS. C’est un principe central de toute vie politique tendue vers la bonne gouvernance et la démocratie». Et de trancher que «la solution consensuelle trouvée par les protagonistes du 9 mars est exemplaire. Elle a une valeur pédagogique». Le fils de feu Ait Ahmed, sentant visiblement la rupture de consensus, avertit : «Rompre un tel accord pour d’obscurs objectifs et calculs claniques serait une hérésie. Cela jetterait le discrédit sur la parole politique portée notamment par le Conseil national in corpore, et également sur celles et/ou ceux qui fouleraient du pied la parole donnée pour la constitution d’une liste consensuelle et les mettrait en contradiction, en rupture par rapport à l’éthique, la philosophie et la stratégie politique du parti. Ce message, symboliquement pesant, «est finalement tombé dans l’oreille d’un sourd», regrettera un cadre du parti. À noter que la nouvelle instance présidentielle du FFS élue est celle menée par Laskri. En chiffres, elle a recueilli 224 voix pour contre 179 pour le seconde liste dite « des jeunes ». En tout il y a eu 422 votants sur 833 inscrits. A signaler que la liste gagnante (Laskri, Cherifi, Hayet Tayati, Chouikh sofiane et Brahim Meziani qui compose désormais l’instance du présidium) aura exclusivement à préparer le congrès ordinaire du parti prévu dans une année, en plus de gérer les affaires courantes du parti.

Kamela Haddoum.

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