Mohamed Tamalt: Assassinat ou mort naturelle?

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Il semblerait que la mort du Journaliste Mohamed Tamalt en prison après avoir entamé une longue grève de la faim a attiré les députés algériens. Pas tous, mais plutôt seulement quelques pseudos opposants, dont l’Alliance pour l’Algérie verte, El Adala, Karim Tabbou et Ahmed Betatache (les deux ex-premiers secrétaires du FFS).

En effet, une requête signée par plus d’une quarantaine de députés pour la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les circonstances de la mort du journaliste Mohamed Tamalt, le 11 décembre au centre hospitalo-universitaire Maillot, sera déposée, ce dimanche 18 décembre, au bureau de l’Assemblée populaire nationale (APN). « Le bureau de l’APN devrait étudier cette requête sur la forme avant de la soumettre au vote de l’Assemblée en séance plénière», précise une source locale.

« Ouvrir une enquête sur la mort d’un digne journaliste doit, désormais, passer par l’APN. N’est-ce pas honteux ?! Nous savons tous qu’il a été emprisonné injustement, avant d’oser dire qu’il a été assassiné», nous confia un ex agent des renseignements généraux.

Assassinat où mort naturelle ?

La mort de Mohamed Tamalt à enflammé la toile et a suscité de nombreuses réactions des internautes à travers les différents réseaux sociaux. « L’Algérie a assassiné un journaliste »,  commente un militant des droits de l’homme sur sa page Facebook.

Assassinat ou  mort naturelle ? C’est la question posée par des militants des droits humains qui réclament, depuis quelques jours, la vérité quant à la mort de ce journaliste: « Il n’a commis aucun crime, mais, s’est seulement exprimé à travers sa page Facebook, à propos des dépassements qui ont eu lieu en Algérie tout en critiquant la mafia au sommet du  pouvoir », ont-ils indiqué.

La mort du journaliste Tamalt, serait-elle un assassinat déguisé ? En tous cas les journalistes algériens ont bel et bien compris le message et semblent céder au régime algérien terrorisant les rares voix qui osent le dénoncer. Ils ont, d’ailleurs, tous défendu la thèse du suicide. « Il est à  noter que la corporation journalistique était absente sur le terrain lorsque Mohamed Tamalt avait été condamné injustement. Il faut le dire, c’est plutôt une question d’intérêts et de couilles», souligne un journaliste Kabyle.

Le Berger

 

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