Marche des étudiants de l’IMSI pour contester la loi du travail

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Les étudiants de l’Institut de maintenance et de sécurité industrielle (IMSI) relevant de l’Université d’Oran montent au créneau et rejoignent les étudiants de l’INH de Boumerdès pour contester la loi du travail et exiger des contrats de travail pour tous.

Ils étaient une centaine d’étudiants de l’institut à sortir, aujourd’hui, dans la rue pour réclamer la « valorisation » de leurs diplômes et la priorité dans le recrutement au niveau de Sonatrach et ses filiales. « En dépit de nos études spécialisées en pétrochimie, en génie industriel, électromécanique et sécurité industrielle, nous sommes considérés comme les autres ingénieurs pour participer aux concours de recrutement à Sonatrach sans aucune priorité et nous sommes paralysés par la nouvelle loi du travail. Ça sert à quoi de venir de toute les wilayas d’Algérie si l’institut ne fait pas des efforts pour nous garantir un avenir parfait? », dénoncent les étudiants, tout en déplorant le gel de la convention entre le ministère de l’Energie et l’ex-IAP (Institut Algérien de Pétrole)  quant au recrutement prioritaire des diplômés dans le domaine du pétrole et dérivés. « A quoi sert  l’IMSI», s’interrogent-ils, en trouvant illogique d’étudier dans un institut national sans que ce dernier leur garantisse des partenariats avec des sociétés nationales.

Les manifestants réclament la priorité dans le recrutement, car ayant suivi des études spécialisées dans le domaine au sein d’un institut national et avec des bacs obtenus avec mentions bien. «Pas moins de 300 diplômés sortent annuellement de l’institut et la majorité est au chômage à cause de la nouvelle loi de travail. » ajoute une étudiante.

Pour rappel, une instruction du Premier ministre datée du 11 mars 2013 relative à la gestion de l’emploi dans les wilayas du Sud invite toutes les entreprises basées dans cette région à donner la priorité aux chômeurs du Sud en matière de recrutement, précisant que le recrutement d’une main-d’œuvre hors wilaya n’est autorisé que pour les postes n’ayant pas le profil correspondant localement. Cette instruction est intervenue après la révolte des jeunes chômeurs du Sud en 2013.

Par ailleurs, ces étudiants ont demandé l’installation d’une direction de leur institut séparément à  celle de l’université d’Oran 2.

Abbas. M

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