{"id":4211,"date":"2018-10-14T09:37:44","date_gmt":"2018-10-14T07:37:44","guid":{"rendered":"https:\/\/kabylietimes.com\/?p=4211"},"modified":"2018-10-14T09:37:44","modified_gmt":"2018-10-14T07:37:44","slug":"pourquoi-il-faut-au-moins-60-mille-da-par-mois-pour-quun-foyer-algerien-vive-dignement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/2018\/10\/14\/pourquoi-il-faut-au-moins-60-mille-da-par-mois-pour-quun-foyer-algerien-vive-dignement\/","title":{"rendered":"Pourquoi il faut au moins 60 mille Da par mois pour qu\u2019un foyer Alg\u00e9rien vive dignement"},"content":{"rendered":"<p><strong>Au lieu de s\u2019enfermer dans des querelles st\u00e9riles, nos responsables doivent se poser la question suivante\u00a0: quelle sera l\u2019Alg\u00e9rie de 2020\/2025\/2030 afin d\u2019\u00e9viter\u00a0\u00a0sa marginalisation en ce monde turbulent et instable qui devrait connaitre d\u2019importants bouleversements\u00a0\u00a0g\u00e9ostrat\u00e9giques. Dans cette contribution, je reviens sur\u00a0<\/strong><strong>le processus inflationniste o\u00f9\u00a0\u00a0le pouvoir d\u2019achat du citoyen est d\u00e9termin\u00e9 en fonction du taux d\u2019inflation et de son mod\u00e8le de consommation qui est historiquement dat\u00e9 et d\u00e9pass\u00e9.\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Nos responsables enferm\u00e9s dans des bureaux climatis\u00e9s devraient faire le march\u00e9 en tant que simples citoyens pour s\u2019enqu\u00e9rir des prix r\u00e9els, sans protocole et ce afin d\u2019\u00eatre proche \u00e0 la fois du simple citoyen et de la r\u00e9alit\u00e9 et d\u2019\u00e9viter des actions conjoncturelles qui amplifiant les probl\u00e8mes \u00e0 terme.<\/p>\n<p>Le taux d\u2019inflation,\u00a0l\u2019indice se calcule par rapport \u00e0 la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dente. Ainsi un taux d\u2019inflation\u00a0\u00a0faible en T1 par rapport \u00e0 un taux d\u2019inflation \u00e9lev\u00e9\u00a0\u00a0par rapport \u00e0 To\u00a0\u00a0donne cumul\u00e9 un\u00a0\u00a0taux d\u2019inflation \u00e9lev\u00e9 et se pose la question de l\u2019\u00e9volution du salaire r\u00e9el par rapport \u00e0 ce taux cumul\u00e9.\u00a0Le taux officiel\u00a0\u00a0est le suivant\u00a0entre 2012\/2021 en esp\u00e9rant que l\u2019ONS et les\u00a0\u00a0pouvoirs publics\u00a0\u00a0puissent r\u00e9actualiser la composante de ce indice,\u00a0\u00a0largement d\u00e9pass\u00e9\u00a0:<\/p>\n<p>-4,5% en 2012,<\/p>\n<p>-8,9% en 2013,<\/p>\n<p>-2,92% en 2014,<\/p>\n<p>-4,78% en 2015,<\/p>\n<p>-6,40% en 2016,<\/p>\n<p>-5,59% en 2017<\/p>\n<p>-4,6% jusqu\u2019\u00e0 juin 2018.<\/p>\n<p>-4.5% en 2019\/ (avant projet de loi de finances 2019)<\/p>\n<p>-3.9% en 2020(avant projet de loi de finances 2019)<\/p>\n<p>-3.5% en 2021(avant projet de loi de finances 2019)<\/p>\n<p>En revanche, selon le\u00a0FMI\u00a0(rapport d\u2019octobre 2019) , le\u00a0\u00a0taux d\u2019inflation de l\u2019Alg\u00e9rie devrait\u00a0\u00a0s\u2019\u00e9tablir \u00e0 6,5% en 2018\u00a0\u00a0et devrait continuer d\u2019augmenter en 2019 \u00e0 un\u00a0\u00a0taux de 6,7%\u00a0\u00a0en 2019 car les impacts importants du financement\u00a0\u00a0non-conventionnel seront pr\u00e9visibles entre 2020\/2021.\u00a0L\u2019avant-projet de loi des finances 2019\u00a0\u00a0est \u00e9tablie sur la base d\u2019un baril de p\u00e9trole brut \u00e0 50 dollars US et un taux de change de 118 dinars alg\u00e9riens pour un dollars US, contre 115 pour 2018, un taux de croissance de l\u2019\u00e9conomie nationale de 2.6% pour l\u2019ann\u00e9e 2019 (3.4% en 2020 et 3.2% en 2021).<\/p>\n<p>Dans son rapport d\u2018octobre 2018, le FMI table sur un taux\u00a0\u00a0de croissance du Produit int\u00e9rieur brut r\u00e9el (PIB r\u00e9el) de l\u2019Alg\u00e9rie de 1,7% en 2017,\u00a0\u00a0de\u00a0\u00a02,5% en 2018, contre l\u2019ordre 3% dans son rapport publi\u00e9 en avril\u00a0\u00a02018 et pr\u00e9voit un taux de croissance de 2,7% en 2019, et de 0,5% en 2023.<\/p>\n<p>Le taux de ch\u00f4mage, qui s\u2019\u00e9tait \u00e9tabli \u00e0 11,7% en 2017, devrait diminuer tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement en 2018 pour s\u2019\u00e9tablir \u00e0 11,6% avant de passer \u00e0 12.3% de ch\u00f4mage en 2019. Cependant,\u00a0 l\u2019indice global du taux d\u2019inflation ( idem pour le taux de ch\u00f4mage et du PIB),\u00a0 voile les disparit\u00e9s et les\u00a0\u00a0besoins qui sont historiquement dat\u00e9s alors que les besoins des Alg\u00e9riens ne cessent d\u2019\u00e9voluer.\u00a0\u00a0Le taux d\u2019inflation officiel\u00a0 est \u00a0\u00a0biais\u00e9, devant l\u2019\u00e9clater par produits selon le mod\u00e8le de consommation par couches sociales (fonction de la stratification du revenu national), \u00e9tant\u00a0\u00a0surcro\u00eet comprim\u00e9 artificiellement par les subventions,\u00a0\u00a0sinon il d\u00e9passerait les 10%.<\/p>\n<p>Le pouvoir d\u2019achat du citoyen est calcul\u00e9 en fonction du taux d\u2019inflation et de son mod\u00e8le de consommation qui est historiquement dat\u00e9, nos jeunes de 2018 n\u2019ayant pas le m\u00eame mod\u00e8le de consommation des ann\u00e9es 1970\/1980.<\/p>\n<p>M\u00eame pour les produits de premi\u00e8res n\u00e9cessit\u00e9s, contrairement \u00e0 certaines d\u00e9clarations euphoriques, la majorit\u00e9 des prix ont fortement augment\u00e9 : les fruits, tomate, poivron, haricot, salade, et m\u00eame la pomme de terre. Quant aux viandes,\u00a0 \u00a0le prix du poulet a grimp\u00e9 ainsi que celle de la viande de mouton variant entre 1500\/1800 dinars le kg\u00a0 selon les march\u00e9s et la nature de la viande, le foi d\u00e9passant largement\u00a0 les 2000 dinars le KG. Pour le poisson frais n\u2019en parlons pas.<\/p>\n<p>Il n\u2019est pas \u00e0 la disposition des petites bourses, d\u00e9passant pour certaines esp\u00e8ces les 1000\/1500 dinars le kg. Reconnaissons \u00e9galement une fr\u00e9n\u00e9sie de la demande\u00a0 ce qui\u00a0 accroit\u00a0\u00a0 les tensions inflationnistes. Quant aux produits import\u00e9s, avec le d\u00e9rapage du dinar \u00e9tant pass\u00e9 officiellement de 115 dinars un euro \u00e0 pr\u00e8s de 140 dinars un euro, pr\u00e8s de 210 dinars sur le march\u00e9 parall\u00e8le, pour les biens non subventionn\u00e9s, l\u2019accroissement des prix varie de 30% \u00e0 50% en une ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Pour les produits interdits \u00e0 l\u2019importation, biens durables et non durables,\u00a0 on les trouve\u00a0 sur le march\u00e9 parall\u00e8le avec une augmentation\u00a0 variant de 50% \u00e0 100% du fait de la faiblesse de la production interne. Il faut reconna\u00eetre une am\u00e9lioration de la production agricole, certes variable\u00a0 selon le taux de pluviom\u00e9trie, d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e. Il faut \u00e9viter des comparaisons hasardeuses,\u00a0 comme ce slogan d\u00e9pass\u00e9 \u00ab l\u2019Alg\u00e9rie grenier de l\u2019Europe \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019Alg\u00e9rie est un pays semi aride et je me f\u00e9licite des investissements colossaux dans l\u2019hydraulique r\u00e9alis\u00e9 par\u00a0 les pouvoirs publics, surtout entre 2000\/2017. Car selon\u00a0 les rapports de\u00a0 l\u2019ONU, une s\u00e9cheresse devrait frapper l\u2019Afrique du Nord entre 2020\/2025 avec des incidences n\u00e9gatives\u00a0 sur la production agricole et avec des d\u00e9placements de population . Par ailleurs il faut tenir compte de la pression d\u00e9mographique.<\/p>\n<p>La\u00a0population alg\u00e9rienne\u00a0a \u00e9volu\u00e9e ainsi<strong>\u00a0:\u00a0<\/strong>\u00a01950\u00a0\u00a0\u00a08,87 millions d\u2019habitants\u00a0\u2013 1960 11,27,\u00a0\u2013 1970 14,69,\u00a0-1980 19,47,\u00a0\u00a0-1990 26,24, \u00a0-2010 \u00e0 37,06\u00a0\u00a0-au 1er\u00a0janvier 2016 , 40,61\u00a0-au 1er\u00a0janvier 2017, 41,3\u00a0-au 1er\u00a0janvier 2018, 42,4 millions d\u2019habitants\u00a0Les\u00a0\u00a0chiffres donn\u00e9s par l\u2019ONS (Office national des Statistiques) sur les pr\u00e9visions de l\u2019\u00e9volution de la population alg\u00e9rienne d\u2019ici 2030\u00a0\u00a0serait\u00a0\u00a0de\u00a0\u00a051,026 millions. Cette \u00e9volution a \u00e9t\u00e9 accompagn\u00e9e par\u00a0le mod\u00e8le de consommation qui a \u00a0 profond\u00e9ment chang\u00e9 ,devant \u00e9viter d\u2019assimiler l\u2019alg\u00e9rien \u00e0 un tube digestif,\u00a0\u00a0ce qui accroit la\u00a0 demande : emplois- alimentations, logements, services divers etc\u2026<\/p>\n<p>Qui est condamnable, le consommateur ou le commer\u00e7ant\u00a0\u00a0de cette situation inflationniste ?\u00a0 Il\u00a0\u00a0ne faut pas se tromper de cibles devant \u00e9viter la confusion de l\u2019essence du mal et les apparences. L\u2019Alg\u00e9rie souffre d\u2019une faiblesse\u00a0\u00a0de productivit\u00e9 globale des facteurs , de la non ad\u00e9quation\u00a0\u00a0entre la d\u00e9pense publique et le niveau de taux de croissance\u00a0\u00a0donc\u00a0\u00a0de la faiblesse de la\u00a0\u00a0production hors hydrocarbures o\u00f9 en ce mois d\u2019octobre 2018, environ\u00a0\u00a097\/98% des recettes en devises proviennent directement et indirectement\u00a0\u00a0des hydrocarbures .<\/p>\n<p>Car le processus inflationniste r\u00e9sulte de bon nombre de facteurs interd\u00e9pendants internes\u00a0:\u00a0\u00a0politique mon\u00e9taire, fiscale dont les taxes, l\u2019 importance de la sph\u00e8re informelle qui contr\u00f4le les r\u00e9seaux\u00a0 de distribution et de facteurs externes pour les produits import\u00e9s (taux de change, niveau des prix au niveau des march\u00e9s internationaux).<\/p>\n<p>Le grand d\u00e9fi de l\u2019Alg\u00e9rie est de r\u00e9aliser la transition d\u2019une \u00e9conomie de rente \u00e0 une \u00e9conomie hors hydrocarbures s\u2019adaptant aux nouvelles mutations mondiales. Cela implique\u00a0 de profondes r\u00e9formes structurelles donnant le primat \u00e0 l\u2019entreprise publique et priv\u00e9e sans aucune distinction supposant l\u2019am\u00e9lioration du climat\u00a0 des affaires et surtout au fondement du d\u00e9veloppement du XXI\u00e8me si\u00e8cle qui sera fond\u00e9e sur\u00a0\u00a0l\u2019\u00e9conomie de la connaissance.<\/p>\n<p>Il\u00a0\u00a0faut reconna\u00eetre un important effort de l\u2019Etat pour les subventions et les transferts sociaux mais g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es sont source\u00a0\u00a0d\u2019injustice sociale et de gaspillage. C\u2019est un \u00e9norme g\u00e2chis support\u00e9 par le Tr\u00e9sor Public\u00a0 alors que bon nombre de m\u00e9nages souffrent de malnutrition.<\/p>\n<p>Avec la d\u00e9t\u00e9rioration du pouvoir d\u2019achat, nos enqu\u00eates montrent que bon nombre de m\u00e9nages alg\u00e9riens se nourrissent essentiellement de pain et de lait.\u00a0Il s\u2019agit de mettre en place une politique\u00a0 \u00a0 de subventions et transferts sociaux cibl\u00e9s inter socioprofessionnelle et inter r\u00e9gionale. Les transferts sociaux budg\u00e9tis\u00e9s pour 2019 s\u2019\u00e9l\u00e8veront \u00e0 1772,5 milliards de dinars, repr\u00e9sentant 8,2% du PIB et en hausse de 12,5 milliards (+0,7%) par rapport \u00e0\u00a0\u00a02018. Les transferts sociaux\u00a0\u00a0avaient\u00a0\u00a0atteint 1.625 mds DA en 2017 contre 1.239 mds DA en 2010. Ce montant a \u00e9t\u00e9 port\u00e9 \u00e0 1.760 milliards de dinars durant l\u2019exercice 2018, en hausse de pr\u00e8s de 8% par rapport \u00e0 2017. Le taux des transferts sociaux avait atteint 22,8% du budget g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Etat sur la p\u00e9riode 2000-2004, puis 24,5% sur la p\u00e9riode 2005-2009, puis 25% du budget de l\u2019Etat en 2010-2015 et 23% entre 2016 et 2017. Pour 2019, le\u00a0\u00a0montant repr\u00e9sente des transferts sociaux est\u00a0\u00a0d\u2019environ\u00a0\u00a021% de la totalit\u00e9 du budget de l\u2019Etat qui est pr\u00e8s de 8.560 milliards de DA.<\/p>\n<p>Les cr\u00e9dits budg\u00e9tis\u00e9s pour les transferts sociaux couvriront notamment plus de 445 mds DA destin\u00e9s au soutien aux familles, tandis que pr\u00e8s de 290 mds DA sont destin\u00e9s aux retraites et auxquels s\u2019ajoutera une dotation d\u2019appui de 500 mds DA \u00e0 la Caisse Nationale des Retraites (CNR). Ces transferts sociaux comportent \u00e9galement pr\u00e8s de 336 mds DA pour la politique publique de sant\u00e9 et plus de 350 mds DA pour la politique publique de l\u2019habitat auxquels s\u2019ajouteront pr\u00e8s de 300 mds DA mobilis\u00e9s pour c<a href=\"https:\/\/algeriepart.com\/2018\/09\/05\/documents-exclusifs-fni-alerte-autorites-risque-djezzy\/\">e secteur par le Fonds National d\u2019Investissement (FNI).<\/a><\/p>\n<p>Par ailleurs,\u00a0l\u2019avant-projet de loi de finances 2019\u00a0\u00a0pr\u00e9voit dans ce cadre, la r\u00e9duction de 60% des factures d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 d\u00e9cid\u00e9e au b\u00e9n\u00e9fice des populations du sud.\u00a0\u00a0Mais n\u2019ayant pas une vision de sinistrose, la justice sociale, pas l\u2019\u00e9galitarisme,\u00a0 n\u2019est pas antinomique avec l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9conomique impliquant une plus grande moralisation de la soci\u00e9t\u00e9 et des dirigeants, supposant un partage \u00e9quitable\u00a0 du sacrifice et dont les responsables doivent donner l\u2019exemple et avoir un langage de v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>A l\u2019avenir,\u00a0 cette g\u00e9n\u00e9ralisation\u00a0 des subventions, injuste par d\u00e9finition,\u00a0 sera intenable financi\u00e8rement\u00a0 impliquant\u00a0 un ciblage pour les plus d\u00e9munis\u00a0 et les secteurs que le gouvernement\u00a0 veut encourager transitoirement.<\/p>\n<p>Pour le Minist\u00e8re des finances, le minist\u00e8re,\u00a0\u00a0le soutien des produits \u00e9nerg\u00e9tiques (\u00e9lectricit\u00e9, gaz, carburants\u2026) absorbe 60% des ressources consacr\u00e9es par les pouvoirs publics aux subventions qui ne passent pas par le budget de l\u2019Etat, alors m\u00eame que ce sont les cat\u00e9gories les plus favoris\u00e9es qui en profitent le plus. L\u2019analyse de la structure des subventions, \u00e0 partir des r\u00e9sultats de l\u2019Enqu\u00eate-consommation effectu\u00e9e, a montr\u00e9 que les subventions profitent plus aux cat\u00e9gories les plus nanties qu\u2019aux cat\u00e9gories de bas revenus\u201d, avait soulign\u00e9 le minist\u00e8re. D\u00e8s lors, \u201cce m\u00e9canisme g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 de subventions, outre son co\u00fbt excessif pour la collectivit\u00e9, ne r\u00e9pond plus aux objectifs de r\u00e9duction des in\u00e9galit\u00e9s et de protection des populations les plus vuln\u00e9rables. Compte tenu de ce constat, le besoin de r\u00e9former le syst\u00e8me de soutien des prix s\u2019impose comme un imp\u00e9ratif \u00e9conomique\u201d, a avanc\u00e9 le minist\u00e8re.<\/p>\n<p>Mais la mise en \u0153uvre d\u2019une telle op\u00e9ration passe n\u00e9cessairement par un syst\u00e8me d\u2019information au temps r\u00e9el notamment la quantification de la sph\u00e8re informelle qui permet des consolidations de revenus\u00a0\u00a0et une large\u00a0\u00a0concertation sociale, l\u2019objectif \u00e9tant la protection des cat\u00e9gories sociales les plus n\u00e9cessiteuses en explorant toutes les options qui permettent d\u2019op\u00e9rer des transferts cibl\u00e9s au profit des m\u00e9nages les plus vuln\u00e9rables.<\/p>\n<p><strong>En conclusion, le calcul du pouvoir d\u2019achat r\u00e9el est intimement li\u00e9 au processus inflationniste interne et aux performances de l\u2019\u00e9conomie alg\u00e9rienne qui demeure fortement d\u00e9pendante de l\u2019\u00e9volution cours des hydrocarbures. Dans ces conditions, pour un m\u00e9nage vivant seul avec deux enfants, sans voitures et sans d\u00e9penses on\u00e9reuses, et payant un loyer mensuel seulement de 10.000 dinars \/mois, il faudrait\u00a0<u>au minimum<\/u>\u00a0un revenu net de 50.000\/60.000 DA par mois pour vivre tr\u00e8s humblement et dignement.\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019analyse du pouvoir d\u2019achat r\u00e9el des alg\u00e9riens en 2018,\u00a0\u00a0doit int\u00e9grer outre les prix de produit alimentaires, l\u2019\u00e9l\u00e9vation exorbitante des factures d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, de l\u2019eau\u00a0, du loyer ou de la maintenance de l\u2019appartement ou de la maison, du co\u00fbt de la maintenance de voitures personnels pour aller travailler et se d\u00e9placer, faute d\u2019une politique de\u00a0\u00a0transport en\u00a0\u00a0commun efficiente.<\/p>\n<p>Les autres biens non-subventionn\u00e9s import\u00e9s dont le prix final aux consommateurs connait une hausse tant pour les biens import\u00e9s au cours officiel,\u00a0\u00a070% des besoins des entreprises publiques et priv\u00e9s \u00e9tant import\u00e9es, les taxes s\u2018appliquant \u00e0 un\u00a0\u00a0dinar officiel d\u00e9valu\u00e9 pour gonfler artificiellement la fiscalit\u00e9 et dont les entreprises r\u00e9percutent n\u00e9cessairement cette d\u00e9valuation sur le consommateur. Mais souvent pour les biens de consommation, faute d\u2019une r\u00e9gulation d\u2019ensemble,\u00a0\u00a0les prix\u00a0\u00a0s\u2019alignent sur le\u00a0\u00a0cours de la devise sur le march\u00e9 parall\u00e8le cot\u00e9e \u00e0 plus de 50% par rapport au cours officiel<strong>.<\/strong><\/p>\n<p>Ce qui permet d\u2019att\u00e9nuer les tensions sociales c\u2019est paradoxalement la crise du logement\u00a0\u00a0et la sph\u00e8re informelle qui permettent un revenu collectif (partage des m\u00eames charges ). Je mets en garde les\u00a0\u00a0autorit\u00e9s\u00a0: la r\u00e9solution de la crise de logements sans relance \u00e9conomique pr\u00e9pare le nid \u00e0 une vaste explosion sociale.<\/p>\n<p>Ainsi, le\u00a0\u00a0processus inflationniste\u00a0\u00a0pose\u00a0\u00a0 l\u2019urgence d\u2019une nouvelle gouvernance fondement d\u2019une r\u00e9orientation\u00a0\u00a0de l\u2019actuelle politique socio-\u00e9conomique pour avoir forc\u00e9ment\u00a0\u00a0un taux de croissance sup\u00e9rieur au taux de\u00a0croissance\u00a0d\u00e9mographique\u00a0sinon le taux de ch\u00f4mage ira en croissant (taux de croissance sup\u00e9rieur \u00e0 7\/8% sur plusieurs ann\u00e9es pour cr\u00e9er 350.000\/400.000 nouveaux postes de travail par an<strong>).\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Ce taux de croissance d\u00e9pend\u00a0\u00a0d\u2019une nouvelle gouvernance\u00a0: lutte contre la mauvaise gestion, les surco\u00fbts, la corruption, et un ciblage des projets cr\u00e9ateur de valeur ajout\u00e9e dans le cadre des valeurs internationales. Cela\u00a0\u00a0pose \u00e9galement, l\u2019imp\u00e9ratif d\u2019abandonner les vieux\u00a0\u00a0sch\u00e9mas des ann\u00e9es 1970 notamment en mati\u00e8re de politique industrielle, afin de s\u2019adapter \u00e0 la quatri\u00e8me r\u00e9volution \u00e9conomique mondiale qui\u00a0\u00a0s\u2018annonce irr\u00e9versible entre 2020\/2030, fond\u00e9e sur des r\u00e9seaux, plus de concertation sociale\u00a0\u00a0et\u00a0\u00a0plus de d\u00e9centralisation, \u00e0 ne pas confondre avec d\u00e9concentration avatar de la mentalit\u00e9 bureaucratique renti\u00e8re ?<\/p>\n<p>Devant \u00e9viter toute d\u00e9magogie, ni sinistrose, ni autosatisfaction, une Nation ne peut distribuer que ce qu\u2019elle a pr\u00e9alablement produit pour \u00e9viter une d\u00e9rive \u00e9conomique et sociale.<\/p>\n<p>Source :<a href=\"https:\/\/algeriepart.com\/2018\/10\/13\/decryptage-faut-60-mille-da-mois-quun-foyer-algerien-vive-dignement\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ICI<\/a><\/p>\n\n<div style=\"font-size: 0px; height: 0px; line-height: 0px; margin: 0; padding: 0; clear: both;\"><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au lieu de s\u2019enfermer dans des querelles st\u00e9riles, nos responsables doivent se poser la question suivante\u00a0: quelle sera l\u2019Alg\u00e9rie de<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":4212,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"sfsi_plus_gutenberg_text_before_share":"","sfsi_plus_gutenberg_show_text_before_share":"","sfsi_plus_gutenberg_icon_type":"","sfsi_plus_gutenberg_icon_alignemt":"","sfsi_plus_gutenburg_max_per_row":""},"categories":[26,789],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4211"}],"collection":[{"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4211"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4211\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4213,"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4211\/revisions\/4213"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4212"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4211"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4211"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4211"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}