{"id":2260,"date":"2017-09-24T22:34:03","date_gmt":"2017-09-24T20:34:03","guid":{"rendered":"https:\/\/kabylietimes.com\/?p=2260"},"modified":"2017-09-24T22:34:03","modified_gmt":"2017-09-24T20:34:03","slug":"referendum-au-kurdistan-nous-avons-le-choix-lindependance-ou-la-soumission","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/2017\/09\/24\/referendum-au-kurdistan-nous-avons-le-choix-lindependance-ou-la-soumission\/","title":{"rendered":"R\u00e9f\u00e9rendum au Kurdistan : \u00abNous avons le choix, l&rsquo;ind\u00e9pendance ou la soumission\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Malgr\u00e9 les pressions internationales et les menaces des pays voisins, Massoud Barzani, le pr\u00e9sident de la r\u00e9gion autonome du Kurdistan irakien, a confirm\u00e9 vendredi lors d&rsquo;un rassemblement \u00e0 Erbil que le r\u00e9f\u00e9rendum d&rsquo;ind\u00e9pendance se d\u00e9roulerait le 25 septembre.<\/p>\n<p>Le stade d\u2019Erbil a disparu sous les couleurs kurdes. Les drapeaux aux bandes rouge, blanc et vert travers\u00e9es par un soleil jaune recouvrent tout, les tribunes, la pelouse et les pistes d\u2019athl\u00e9tisme qui l\u2019enserrent. Ils sont brandis au bout de longues tiges en bois, enroul\u00e9s autour des t\u00eates, port\u00e9s en \u00e9tendards, peints sur des joues, ils s\u2019\u00e9tendent sur les fa\u00e7ades des immeubles et du parking qui dominent le stade.<br \/>\nEnviron 25 000 personnes, 30 000 peut-\u00eatre, se sont rassembl\u00e9es vendredi apr\u00e8s-midi pour acclamer Massoud Barzani, pr\u00e9sident du Kurdistan irakien, r\u00e9gion qui aspire \u00e0 devenir un \u00e9tat. Derri\u00e8re son pupitre en bois, sous les applaudissements et les hurlements de joie, il a confirm\u00e9 que le r\u00e9f\u00e9rendum aura bien lieu lundi. \u00abNous avons deux choix, l\u2019ind\u00e9pendance ou la soumission. Le r\u00e9f\u00e9rendum n\u2019est plus entre mes mains ni entre celles des partis, il est entre vos mains [\u2026] Ce serait une honte de l\u2019annuler\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n<p>Barzani para\u00eet donc d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 passer outre les appels des Nations Unies, des Etats-Unis et du Royaume-Uni \u00e0 poursuivre les n\u00e9gociations et \u00e0 d\u00e9caler le scrutin. Il ne c\u00e8de pas non plus aux menaces de la Turquie et de l\u2019Iran, deux pays voisins, ni \u00e0 celles du gouvernement irakien, qui s\u2019est dit pr\u00eat \u00e0 lancer une action militaire si le r\u00e9f\u00e9rendum \u00e9tait confirm\u00e9. Jeudi, le Conseil de s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019ONU a exprim\u00e9, lui, \u00abses pr\u00e9occupations face \u00e0 l\u2019impact potentiellement d\u00e9stabilisateur du projet du gouvernement r\u00e9gional du Kurdistan de tenir de mani\u00e8re unilat\u00e9rale un r\u00e9f\u00e9rendum la semaine prochaine\u00bb. \u00abNous r\u00e9affirmons au Conseil de s\u00e9curit\u00e9 que la guerre contre la terreur (l\u2019Etat islamique, ndlr.) se poursuivra. Nous lutterons encore plus\u00bb, a r\u00e9pondu Barzani. La foule a acclam\u00e9.<\/p>\n<p><b>Les Kurdes irakiens divis\u00e9s<\/b><br \/>\nLes premiers participants \u00e9taient arriv\u00e9s d\u00e8s 13 heures, alors que le discours du dirigeant kurde n\u2019\u00e9tait pas attendu avant 17 heures. Les rues autour du stade \u00e9taient interdites \u00e0 la circulation, parsem\u00e9es de barrages et d\u2019hommes en armes, policiers, peshmergas et forces de s\u00e9curit\u00e9. Des vendeurs proposaient tee-shirts \u00abOui \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance\u00bb et bouteilles d\u2019eau. Les plus pr\u00e9voyants les avaient immerg\u00e9es dans de petites piscines en plastique remplies de pains de glace. Il faisait pr\u00e8s de 40\u00b0 vendredi apr\u00e8s-midi, sans aucune ombre o\u00f9 se r\u00e9fugier.<\/p>\n<p>Si la tenue du r\u00e9f\u00e9rendum lundi divise largement les Kurdes irakiens, ceux rassembl\u00e9s dans le stade n\u2019avaient aucun doute. \u00abIl ne faut plus attendre. Je ne supporte plus le gouvernement irakien. Cela fait un si\u00e8cle que l\u2019on r\u00eave de l\u2019ind\u00e9pendance, nous avons \u00e9t\u00e9 victimes de massacres, de bombardements chimiques, cela suffit, il faut y aller \u00bb, disait Haini, un agriculteur de 47 ans. \u00abLe dialogue avec Bagdad ne sert \u00e0 rien. Et on s\u2019en fout que l\u2019Iran ne soit pas content. Si on les \u00e9coute, on va encore repousser le r\u00e9f\u00e9rendum de quelques mois, puis d\u2019un an, puis de deux, \u00e7a n\u2019avancera jamais. C\u2019est maintenant que nous devons le faire\u00bb, ajoutait Mohamed, venu avec son fils depuis Mahabad, une ville kurde iranienne.<\/p>\n<p>De moins en moins probable, une annulation de derni\u00e8re minute n\u2019est toutefois pas \u00e0 exclure. \u00abIci quand il est minuit moins cinq, il n\u2019est pas minuit\u00bb, dit un diplomate occidental. Les n\u00e9gociations, incessantes depuis plusieurs semaines, se poursuivent. \u00abMais nous ne voulons plus de promesses. On nous demande sans arr\u00eat de repousser le scrutin mais quand nous exigeons une garantie, \u00e9crite bien s\u00fbr, et supervis\u00e9e par la communaut\u00e9 internationale pour fixer une nouvelle date, nous ne l\u2019obtenons pas\u00bb, explique Ahmed Kani, porte-parole du Parti d\u00e9mocratique du Kurdistan (PDK) au pouvoir.<\/p>\n<p>Mercredi, Massoud Barzani s\u2019est entretenu avec le pr\u00e9sident irakien Fouad Massoum apr\u00e8s un rassemblement \u00e0 Souleimaniy\u00e9 (sud-est). Le lendemain, il a re\u00e7u un appel d\u2019Emmanuel Macron qui lui a demand\u00e9 de reporter le r\u00e9f\u00e9rendum. Barzani l\u2019a remerci\u00e9 mais a refus\u00e9. \u00abNous sommes pr\u00eats \u00e0 payer n\u2019importe quel prix pour l\u2019ind\u00e9pendance\u00bb, a-t-il cri\u00e9 vendredi dans le stade d\u2019Erbil.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/planete\/2017\/09\/23\/referendum-au-kurdistan-nous-avons-le-choix-l-independance-ou-la-soumission_1598340\">Lib\u00e9ration<\/a><\/p>\n\n<div style=\"font-size: 0px; height: 0px; line-height: 0px; margin: 0; padding: 0; clear: both;\"><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Malgr\u00e9 les pressions internationales et les menaces des pays voisins, Massoud Barzani, le pr\u00e9sident de la r\u00e9gion autonome du Kurdistan<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":2259,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"sfsi_plus_gutenberg_text_before_share":"","sfsi_plus_gutenberg_show_text_before_share":"","sfsi_plus_gutenberg_icon_type":"","sfsi_plus_gutenberg_icon_alignemt":"","sfsi_plus_gutenburg_max_per_row":""},"categories":[1],"tags":[161,623],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2260"}],"collection":[{"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2260"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2260\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2261,"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2260\/revisions\/2261"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2259"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2260"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2260"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/kabylietimes.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2260"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}