Déclaration : interdiction arbitraire de l’Université d’été de la LADDH à Béjaïa

Déclaration : Ligue Algérienne pour la Défense des droits de l’Homme LADDH.

L’Université d’automne de la LADDH qui devait réunir ses militants et les membres de la société civile des quatre coins du pays autours des défis des droits humains dans notre pays, prévue pour le 05 au 08 octobre 2017 à souk El Tenine a Bejaia n’a pas été autorisée par l’administration; la demande d’autorisation introduite auprès des services de la daira de Souk El Tenine SET a été notifiée par un refus sans aucun motif.

Cette interdiction qui intervient dans le sillage de la célébration de la journée du 05 octobre qui rappelle le printemps démocratique de 1988, qui a sonné le glas de la dictature annonce le retour des vieux démons et des nostalgiques de cette triste ère.

La LADDH qui n’a pas cessé de plaider pour le respect des libertés démocratiques et l’abrogation du régime d’autorisation et le retour au régime déclaratif, s’indigne contre cette mesure arbitraire, en flagrant contradiction avec les garanties contenues dans la constitution et les instruments internationaux des droits humains ratifiés par l’Algérie.

Cette interdiction, qui s’ajoute à la liste des atteintes récentes à la liberté d’organisation et de réunion qui ont touchées auparavant d’autres organisations de la wilaya de Bejaia, démontre tout l’acharnement du pouvoir contre cette région; bastion des luttes démocratiques et terreau des synergies des dynamiques sociales nationales et des acteurs de la société civile de toutes les régions du pays, où la LADDH est l’une des matrice de ces dynamiques à l’avant garde des luttes citoyennes et démocratiques.
La LADDH fidèle à son mandat de plaidoyer, de documentation des violation des droits humains et de défense des victimes de l’arbitraire contre vent et marrées devient alors un témoin gênant.
Les droits humains repris par le gouvernement à son compte dans les arènes et les instances internationales et régionales dans l’optique de marketing ne sont plus valables quant ils sont évoqués a échelle nationale, ils sont subversifs et ne concernent plus le citoyen(ne) algérien(ne).

La LADDH, tout en interpellant le gouvernement quant au respect du doit de réunion, prends a témoin l’opinion publique et tiens pour responsable les pouvoirs publics quant a cette dérive , elle déclare en outre qu’elle maintiendra cette activité et qu’elle usera de toutes les voies pour défendre ses droits, elle appelle ses militants, ses invités, les organisations de la société civile, les députés, les forces politiques a se mobiliser pour défendre les acquis et les espaces démocratiques arrachés de hautes luttes.

une réunion de concertation aura lieu au CDDH de Bejaia pour décider de la suite et des actions à réserver a cette dérive totalitaire.

Ensemble restons solidaire et mobilisés.
le 20 sept 2017.
P/ la LADDH.

Said Salhi Vice président LADDH National Alger.

Hocine Boumedjane responsable LADDH Bejaia.

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