Tamokra : une commune en crise

Les élus de commune de Tamokra dans la wilaya de Béjaia peinent à faire face aux nombreux problèmes auxquels ils sont quotidiennement confrontés. Cette région connait des insuffisances manifestes dans plusieurs secteurs : le transport, la santé et l’éducation, plus particulièrement.

Le nombre d’habitants est en hausse constante, seulement les infrastructures scolaires ne suivent pas; elles ne sont pas en effet proportionnelles au nombre d’élèves qui passent du cycle moyen vers le secondaire.

Sur les 6200 habitants, il y a plus de 300 lycéens et sont souvent internes au chef-lieu de daïra d’Akbou. Les membres de l’Assemblée sont obligés de leur assurer le transport à chaque début de semaine mais aussi à chaque fin de semaine. La solution préconisée par les élus locaux : l’inscription d’un projet de lycée.

Comment transporter certes deux fois par semaines des lycéens alors que les habitants de la commune en général souffrent de cet épineux problème. Devant notre étonnement, car s’il y a un secteur, qui n’a pas connu de crise depuis le début des années 1990, c’est celui des transports. En vérité, les fourgons privés ne se déplacent pas vers tous les villages de la commune. La notion de service public peine à traduire dans les faits, a-t-on déploré.

Conséquences ? Beaucoup de villages ne sont pas desservis par les lignes de transport. Plus grave, les prix pratiqués sont exorbitants. Les habitants réclament leur réduction. Pour faire quelque 30 kilomètres de Tamokra à Akbou, il faut débourser pas moins de 60 dinars. On a appris que l’APC a sollicité la direction des transports de la wilaya pour l’ouverture d’une ligne directe entre Tamokra et Béjaïa.

Le secteur sanitaire souffre, quant à lui, du manque en médecins, en infirmiers et en équipements ; le nombre de salles de soins reste disproportionné par rapport à la population qui y vit. Les élus locaux ont appelé aussi les pouvoirs publics à raccorder Tamokra au réseau de gaz de ville.

Le secteur des travaux publics, n’est pas en reste dans les préoccupations des élus de l’APC. Ils réclament le reclassement du CW23 en route nationale et la réalisation d’un pont qui reliera le village Tasfarth à Guendouza, en survolant l’oued Soummam, ce qui créera, selon eux, un raccourci et permettra surtout d’éviter aux usagers de la route le détour par les villages Gribou et Biziou de la commune d’Amalou et gagner plusieurs kilomètres.

Abbas.M